Le couvent des ursulines

 

   Le 13 octobre 1631, Suzane d'Aster  de Gramont, marquise de MONTPEZAT, veuve d 'Henri des Prés, selon les vœux de son époux , fonde le couvent des religieuses URSULINES de l' ordre de St AUGUSTIN.

 

Les religieuses sont recrutées dans la noblesse et la bourgeoisie quercynoise.

L'Ordre procure aux jeunes filles de toutes conditions, mais surtout d'origine modeste, une éducation théorique et pratique.

 

En 1776 les 28 sœurs de chœur et les 7 converses voient octroyer à leur couvent, le titre de Maison Royale d’Éducation,

par lettres patentes du roi LOUIS XIV.

 

A la révolution: Malgré l'opposition des notables, le couvent est évacué le 2 octobre 1792. Les sœurs  se cachent dans les familles des environs... Le couvent est vendu aux enchères. Réquisitionné par la municipalité il sert tour à tour de gendarmerie, de prison, à la fabrication de salpêtre...

 

Puis, un Montpezatais achète la bâtisse. En réalité, il sert de prête-nom à sœur Sophie (Marguerite de Bellefon) qui réinstaure une éducation clandestine en 1801. L’enseignement devient officiel en 1827.

 

 

Au vingtième siècle : La loi interdit aux Ursulines, l'enseignement aux jeunes filles.

Un délai est obtenu jusqu'en 1911. L'enseignement est maintenu dans une maison privée appartenant à Xavier Galabert (neveu de Firmin Galabert, curé de Montpezat).

 

Le départ définitif des Ursulines a lieu en 1925. Les sœurs  se dispersent dans d'autres couvents.

 

Les bâtiments sont vendus à la commune en 1927. Le mobilier est dispersé : à la Collégiale entre autres (tableau de B. Bénézet de sœur Angèle de Mérici, fondatrice des Ursulines ; chaire de la fin du 18éme siècle)

 

Le sceau en bronze du couvent représentant St Augustin en pied, tenant un cœur enflammé, a été retrouvé à Montauban dans une collection privée.