la collégiale saint martin

(Source: Emmanuel Moureau « La Collégiale Saint-Martin »)

 

La Collégiale Saint Martin a été fondée par le Cardinal Pierre Dés Prés, originaire de Montpezat-de-Quercy.

Elle fût construite entre 1337 et 1352 et consacrée dès 1343.

 

A l’arrière de la collégiale, on peut découvrir ce qui reste du « collège », qui servait d’habitation aux chanoines.

C’est un des rares exemples dans le Midi toulousain de maisons canoniales conservées dans leur intégrité.

Tapisseries flamandes

(Source : Emmanuel Moureau « La Collégiale Saint-Martin »)

 

Spécialement conçues pour le chœur de la collégiale, ces tentures ont été vraisemblablement installées entre 1517, date à laquelle Jean IV des Prés devient évêque de Montauban et 1539, date de sa mort.

 

A l’occasion de sa promotion à l’épiscopat, Jean des Prés, fils d’Antoine des Prés, seigneur de Montpezat fait don à la collégiale de cette tenture de chœur qui raconte la vie de Saint-Martin.

Ses armoiries, timbrées de la crosse et de la mitre, ornent chaque panneau des tapisseries exécutées en laine et soie.

 

Ces tapisseries, d’origine flamande, furent probablement exécutées à Tournai, (en particulier en raison du nombre important de motifs et de silhouettes de réemploi), mais l’absence de marque ne peut le confirmer.

L’école et le cartonnier de cette Vie de Saint Martin restent encore inconnus.

 

Les quinze tableaux rassemblés en cinq panneaux racontent la vie et la légende de Saint Martin de Tours.

Martin, né en Pannonie (Hongrie), d’un père général romain, fut le disciple d’Hilaire de Poitiers. Devenu évêque de Tours en 373 après JC, il évangélisa la Touraine, la Saintonge et l’Auvergne. Il s’éteint près de sa ville de Tours en 397.

 

Les tapisseries ont été restaurées une première fois en 163 , puis une seconde fois vers 1925, enfin en 2001 et tout récemment en 2016 (nouvelle présentation avec réaménagement du chœur).

 

Chaque tableau est orné d’un quatrain explicatif en vieux français, dont est donnée une transcription plus intelligible.

La première scène, bien connue, est celle du partage du manteau. Jeune soldat de l’armée romaine arrivant en Gaule, Martin donne la moitié de son manteau à un pauvre (il n’en possédait qu’une moitié , l’autre appartenant à l’armée).

 

Quand de Amiens Martin se partist

 

Lors chevalier soubs loy païenne

 

Au povre son manteau partist

 

Faisant œuvre de foy christienne

 

Quand d’Amiens partit Martin

 

Alors chevalier de la loi païenne

 

Au pauvre son manteau partagea

 

Faisant œuvre de foi chrétienne 

 

Les quatorze autres panneaux poursuivent le récit de  la « Vita » de St Martin, écrite par St Sulpice Sevère, écrivain latin vivant à Bordeaux au IVème siècle, qui fut ami et disciple de Martin.